À seulement deux heures de train de Paris, la région lyonnaise séduit toujours autant grâce à son dynamisme économique, son offre universitaire et son cadre de vie très agréable. Ces nombreux atouts attirent de nouveaux acquéreurs. En effet, entre 10 000 et 15 000 habitants arrivent tous les ans dans la métropole de Lyon, selon une étude SeLoger. Sa forte attractivité a fait grimper les prix de la ville des Lumières. Mais une récente stabilisation des prix nous donne une idée de comment les prix l’année prochaine. Que nous réserve 2022 pour Lyon ? 


Une stabilisation des prix pour 2022 ? 



L’augmentation des prix se poursuit à Lyon : avec un prix moyen de 5 352 €/m2, soit une croissance de 1,3 % en un an. Dans la préfecture du Rhône comme dans la plupart des grandes villes françaises, la hausse du prix de l’immobilier résulte de la réunion de deux facteurs. À savoir, d’une part, une forte demande et un nombre de biens assez bas. Cependant, la hausse est moins importante qu’en 2020, où les prix de l’immobilier à Lyon avaient alors augmenté de 6,7%. 

On observe toutefois de fortes disparités selon les quartiers. C'est dans les 6e (6 699 €), 2e (6 666 €) et 1er (6 175 €) arrondissements que les prix au m2 sont les plus élevés. Le 8e (4 277€), le 9e (4 378€) et le 5e (5 009€) sont plus abordables en ne dépassant pas, ou de peu, la barre des  5 000 €.

Cette hausse des prix a néanmoins tendance à se stabiliser en fin d’année, le marché lyonnais semble enregistrer une certaine stagnation, accusant un léger recul de 0,4% sur les 3 derniers mois 2021.

...mais une baisse des ventes



Selon une récente étude de la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM), Lyon voit son nombre de ventes décroitre sur les 12 derniers mois de l’année 2021 avec une baisse de 2,7 %. Pour comparer, Paris et Strasbourg connaissent un phénomène similaire mais plus intense, avec respectivement une baisse du volume de ventes de 10 % et 13,4 %. A l'inverse, Marseille jouit d'une augmentation de 8,2 % de son volume de vente depuis un an. 
Si les différents confinements et la crise sanitaire ont, pour un temps, paralysé totalement les ventes, l’autre explication de cette baisse du volume de ventes se trouve du côté des maisons qui ont vu leur prix augmenter très rapidement, + de 13,8% depuis début 2021. C’est la forte demande pour des biens avec extérieurs qui a entraîné une augmentation de leurs prix. Il faut ainsi compter 410 000 euros en moyenne pour une maison ancienne située dans la Métropole de Lyon.

Cependant, avec un ITI (indice de tension immobilière) à seulement 2% en cette fin d’année 2021, les prix devraient rester stables en 2022.

Les quartiers les plus attractifs de Lyon en 2021


Les pentes de la Croix-Rousse

Les pentes de la Croix-Rousse représentent aujourd’hui un secteur très prisé des acheteurs, qui possède son charme grâce à ses ruelles pentues. Ce quartier branché du 1er arrondissement, où l’on trouve de nombreux restaurants gourmands, cafés-théâtres, boutiques atypiques et concept stores, est relié au Vieux-Lyon par de nombreuses galeries. On y découvre le charme des anciens immeubles canuts, ainsi qu’une vie de quartier conviviale et animée.

  • Le prix au m2 des Pentes de la Croix-Rousse s’élève actuellement à 6 222€. 


La Guillotière

Ce quartier a la particularité de proposer à ses habitants une ambiance créative et très jeune dans un arrondissement qui ne l’a pas toujours été. Animé et cosmopolite, le quartier de la Guillotière est apprécié pour son caractère central et sa facilité d’accès. Il est notamment desservi par deux lignes de métro et deux tramways, et offre un accès direct aux berges du Rhône.

  • Le prix au m2 de la Guillotière est de 5 227€. 


Massena et Valmy

Dans le 6e et le 9e arrondissement, les quartiers Massena et Valmy, de plus en plus branchés, s’affirment comme les quartiers tendances de demain, en effet, ils constituent des secteurs encore abordables par rapport à d’autres secteurs de la ville. Il est donc très prisé des investisseurs et des familles à la recherche de m2 en plus. 

  • Les prix au m2 des quartiers Massena et Valmy s’élèvent à 6 586€ pour Massena et 4 516 € pour Valmy.
 
 

Les acheteurs se tournent davantage vers la périphérie lyonnaise



Pour pouvoir acheter plus grand, nombreux sont les acheteurs qui se tournent dorénavant vers la périphérie lyonnaise. C’est dans les communes de l’Est que trois grandes villes connaissent une une forte croissance des prix de l’immobilier ces derniers mois : 

  1. Vaulx-en-Velin : +5.6 % en 2 ans (2 420€/m²).
  2. Vénissieux : +5.6% en 2 ans (2 745€/m²).
  3. Villeurbanne : +11,7% en 2 ans (3 985 €/m²).


L’attractivité de ces communes, historiquement industrielles, n’a rien d’étonnant. En plus de leurs prix très attractifs, elles restent des communes très bien desservies par le métro, le tramway ou le bus, tout en étant dotées de zones économiques dynamiques (La Soie, La Rize, Lyon Sud-Est…)

En 2022, ces communes vont continuer de voir leur attractivité augmenter. En effet, elles affichent toutes les 3 un ITI (indice de tension immobilière) de 9%. Cela signifie que le nombre d’acheteurs est supérieur de 9% au nombre de biens à vendre. Et comme l’ITI permet de comprendre l'impact sur le marché immobilier dans les 6 prochains mois, le marché périphérique lyonnais sera toujours aussi dynamique en 2022. 



La fin de la pénurie de logements neufs en 2022 ?


Si l’attractivité de la région lyonnaise et la forte demande en logements expliquent les hausses de prix dans l’ancien, un autre facteur vient renforcer cette situation : la pénurie de logements neufs à Lyon. 

D’une part, le foncier disponible pour construire à Lyon est devenu très rare. Le moindre m² de terrain atteint des prix très élevés, impactant logiquement le prix des logements construits dessus. D’autre part, les ventes de logements neufs sont au plus bas dans la métropole de Lyon. En 2021, à peine 3 500 logements neufs ont été vendus alors qu’il faudrait produire entre 5 000 et 8 000 logements pour absorber les flux démographiques arrivant chaque année.  En effet, la ville des Lumières accueille en moyenne entre 12 000 et 18 000 nouveaux habitants par an. Pour l’instant, aucun plan de relance du parc immobilier neuf n’a été lancé par la ville, la pénurie de logements neufs ne devrait donc pas s'atténuer en 2022.