Si durant l’année 2021, certaines industries régionales ont été durement impactées comme l'aéronautique, l'immobilier toulousain semble, lui, bien résister à la crise. Les indicateurs sont au vert dans la ville rose. 

Les prix continuent d’augmenter


En Haute-Garonne, les prix des appartements anciens ne cessent d’augmenter (+5,4% en un an) et la hausse des prix est encore plus impressionnante pour la ville de Toulouse : +9,2% depuis 2020. Pour la première fois, le prix médian des appartements anciens a dépassé la barre symbolique des 3 000 € le mètre carré.

Cela confirme que la ville gagne de l'attractivité, que la demande est forte et que par conséquent, les prix ne reculent pas comme c'est le cas pour d'autres grandes villes comme Paris (-2,6% en un an).

Et cette hausse des prix se constate dans presque tous les quartiers de Toulouse avec une augmentation à 2 chiffres dans les ¾ des quartiers toulousains. 

  • À Lardenne, les prix ont augmenté de 18% en un an. 
  • À Marengo-Jolimont (+16.9%) et à Bonnefoy (+16.3%), deux quartiers en pleine mutation, les prix s’envolent également depuis un an.
  • L’hypercentre, où les prix dépassent maintenant les 5 000 euros le mètre carré : les prix augmentent de 16.6% à Saint-Aubin, de 16.1% à Saint-Etienne, ou encore de 15,7% à Saint-Georges.



Beaucoup de demandes et peu d’offres



L’indice de tension immobilière (ITI) est un élément permettant d’appréhender la situation du marché immobilier. Il est calculé grâce à la différence entre le nombre d’acheteurs et le nombre de biens mis en vente. Plus cet indice est élevé, plus le marché est tendu car l’offre est bien inférieure à la demande. En effet, un ITI supérieur à 6% signifie donc que le nombre d’acheteurs est supérieur de 6% au nombre de biens en vente. A l’inverse un ITI inférieur à -6% montre que l’offre est bien supérieure à la demande. 

En juillet 2021, Toulouse affiche un ITI de 12% (selon MeilleursAgents). La tension immobilière est forte dans la ville et les acheteurs sont toujours présents sur le marché. A titre de comparaison, l'ITI à Paris s'élève actuellement à 11%, celui de Lyon à 10%, celui de Marseille à 12% et celui de Lille à 11%. En raison de cette forte demande, le marché toulousain est tendu. On observe beaucoup de demandes pour peu d'offres. 

 

Délais de vente plus courts 



Le délai de vente connaît une nette accélération à Toulouse. 

Aujourd’hui, il faut compter en moyenne dix jours de moins qu’en début d’année pour concrétiser une transaction à Toulouse. De nombreux acheteurs pour moins de biens à la vente, les acquéreurs font face à une concurrence accrue les obligeant à une prise de décision beaucoup plus rapide, limitant par la même occasion la marge de négociation. 



Attractivité des villes aux alentours 



L’attractivité des villes moyennes est désormais une des grandes tendances du marché immobilier français, d'après le baromètre des notaires de France. Les transactions dans ces villes sont en hausse. Les acquéreurs recherchent un meilleur cadre de vie suite à la crise sanitaire et se tournent naturellement vers des villes où les prix restent relativement bas par rapport aux grandes métropoles afin de pouvoir acquérir plus de m2 et un extérieur. 

Bon à savoir 💡 : +3,3%, c'est l'augmentation des prix des maisons en Haute-Garonne en à peine un an !



C’est le cas des villes suivantes qui ont vu leurs prix augmenter de 4,6% en 2 ans :
  • Balma (3 806€/m2)
  • Saint-Orens-de-Gameville (3 194€/m2)
  • Tournefeuille (3 458€/m2) 
  • Aucamville (2 648€/m2) 
  • Colomiers (3 066€/m2) 
  • Ramonville-Saint-Agne (3 325€/m2) 
  • Blagnac (3 604€/m2)