Les indicateurs de la reprise du marché immobilier


Sortie du (re)confinement et retour des beaux jours, les acheteurs sont de plus en plus présents sur le marché immobilier. Quelles opportunités pour les vendeurs et perspectives pour les acheteurs ? Hosman détaille les indicateurs du printemps 2021 qui annoncent le redémarrage du marché immobilier.


Les prix de l’immobilier continuent d’augmenter


Paris : fini la stagnation 

Après 8 mois de stagnation, les prix de l’immobilier parisien repartent à la hausse dans presque tous les arrondissements de la capitale : +0,31% entre le mois de mars et le mois d’avril 2021 (source : Baromètre Hosman).

Bon à savoir 💡 : le prix au mètre carré moyen du 6 ème arrondissement, le plus cher de la capitale, s’élève à 14 943 € pour le mois d’avril 2021 (source : Baromètre Hosman).

Une croissance généralisée

Les prix de l’immobilier ne se sont pas écroulés pendant la crise et ont même continué d’augmenter. En un an, les prix dans l’ancien ont augmenté de +5,8% en France (source : Se Loger).

Les grandes métropoles enregistrent encore et toujours des augmentations de leur prix au mètre carré : +5,3% à Nantes, +3,6% à Lyon ou encore +5,7% à Strasbourg, sur une période d’un an (source : Meilleurs agents).

Un ITI en hausse


L’Indicateur de Tension Immobilière (ITI), mesure la différence entre le nombre d’acheteurs et le nombre de biens à vendre. Un ITI élevé indique que le nombre d’acheteurs est supérieur à celui du nombre de biens en vente, et ainsi que le marché est sous tension. Ainsi, en mai 2021, de nombreuses villes affichent un ITI élevé : à Lille, le nombre d’acheteurs est supérieur de 16% au nombre de biens à vendre. Ce chiffre est de 12% à Toulouse, à Montpellier et à Nantes, ou encore de 10% à Paris.

Bon à savoir 💡 : Strasbourg affiche l’ITI le plus haut en France, en mai 2021, avec 22% (source : Meilleurs agents).

Fin 2020, la plupart des grandes villes affichaient en moyenne un ITI de 5%, ITI qui a aujourd’hui quasiment doublé : les acheteurs sont de retour sur le marché.

Un taux d’emprunt (toujours) faible


Depuis le début de l’année, les banques ont fait le choix d’améliorer les conditions d’octroi des crédits immobiliers pour favoriser la demande des ménages. Conséquence ? Le taux d’emprunt moyen a chuté, atteignant 1,13% au premier trimestre 2021, contre 1,19% au quatrième trimestre 2020 (source : Observatoire Crédit Logement/CSA). Un taux historiquement bas qui favorise le retour des acheteurs sur le marché. 

Bon à savoir : le taux d’emprunt est de 1,11% en mars 2021, minimum déjà atteint en décembre 2019 (source : Se Loger).

Un délai de vente raccourci dans les grandes agglomérations


Bien que les confinements successifs ont eu comme conséquence le décalage de certains projets immobiliers et l’envie de quitter les grandes métropoles, force est de constater que l’intérêt pour les grandes métropoles ne s’est pas effondré. Le délai de vente moyen recule de 7 jours par rapport à janvier dans les grandes villes. Comptez 60 jours pour vendre un bien à Marseille, contre 72 en début d’année. Nice et Rennes témoignent de la même dynamique puisque leur délai de vente se raccourcit de 11 jours (sources : Les Echos).