Le marché immobilier bordelais retrouve de la tension à la rentrée. Après des années de forte croissance des prix immobiliers sans aucune interruption, la crise sanitaire avait légèrement ralenti cette fulgurante croissance. Mais en septembre, la tension sur le marché reprend et les prix risquent bien de repartir à la hausse. Zoom sur les derniers chiffres du marché immobilier bordelais. 

Les prix continuent d’augmenter : +0,5% en trois mois


Malgré une augmentation moins rapide que ces dernières années où les prix ont explosé à Bordeaux (+29% en 5 ans), les prix de l’immobilier à Bordeaux continuent d’augmenter: +  2,2% sur un an et + 0,5% en trois mois. Bordeaux fait partie des villes les plus chères de France à l’achat avec Paris ou encore Lyon. L’attractivité de la ville de Bordeaux est toujours très forte et la ville affiche en septembre, l’un des indices de tension immobilière les plus hauts du pays : 13%. Cela signifie, qu’actuellement, le nombre d’acheteurs à Bordeaux est supérieur de 13% au nombre de biens en vente. Même niveau qu’à Marseille mais 2 points de plus qu’à Paris et 5 points de plus qu’à Lyon.

La rentrée qui coïncide avec la reprise des projets immobiliers s’annonce donc très dynamique à Bordeaux et si la tension se maintient dans la ville, les prix devraient continuer à augmenter. 



La rive droite gagne en attractivité


L’attractivité de la ville de Bordeaux auprès des franciliens a également pour effet de redynamiser des quartiers qui étaient jusqu’alors moins recherchés comme ceux proches de la gare de Bordeaux. 

Bordeaux n’étant qu’à 2h04 de Paris en train, beaucoup de franciliens décident de s’installer à Bordeaux tout en continuant de travailler à Paris. Selon une étude de CadreEmploi, Bordeaux arrive en tête du TOP 10 des villes préférés des cadres parisiens. Ainsi, on observe une hausse de l’attractivité des quartiers de la rive droite tels que le Belvédère ou le quartier Gare St Jean. 


Surtaxe sur les résidences secondaires


Le nombre de résidences secondaires à doublé en 10 ans à Bordeaux passant de 6 000 logements à plus de 12 000 en 2021. C’est pourquoi, comme de nombreuses villes du pays basques, la majorité des élus de la ville de Bordeaux ont décidé de porter la surtaxe d’habitation des résidences secondaires à 60% contre 50% l’année précédente (soit le taux plus haut autorisé par la loi). 
Cette mesure a pour objectif de pousser les propriétaires des résidences secondaires vacantes à les transformer en résidences principales via leur vente ou leur mise en location et ainsi, lutter contre la pénurie de logements que connaît la ville depuis plusieurs années. 

💡 Bon à savoir : la taxe d’habitation des résidences secondaires échappe à la réforme gouvernementale et peut donc être alourdie d’une majoration si le conseil municipal le décide.