La crise sanitaire a-t-elle modifié le marché immobilier nantais ? Si la ville connaissait déjà depuis quelques années une très forte attractivité avec une demande à la hausse, les périodes de confinement et de couvre-feu successives ont grandement accéléré l’augmentation des prix...

+ 9% : l’augmentation des prix au m2 moyen



A seulement 2h de Paris et proche de la mer, la ville de Nantes n’en finit pas d’attirer de nouveaux acheteurs. De part cette forte demande et ce flux de nouveaux arrivants, les prix s’envolent à Nantes. En 1 an, ils ont augmenté de 9% selon une étude menée par Meilleurs Agents. A titre de comparaison, à Bordeaux, ils ont augmenté de 2,2% et à Rennes, de 5,4%. 

Bon à savoir : Le prix immobilier en temps réel à Nantes s’élève à 3 970 €/m² en ce début du mois de septembre 2021 (source : baromètre Hosman)




Cette hausse des prix s’explique par un fort décalage entre l’offre et la demande notamment avec l’arrivée de nombreux parisiens en mai 2021 sur le marché immobilier nantais. En 2020, près de 40% des acheteurs de résidences secondaires étaient de région parisienne, ce qui explique en partie cette augmentation de la demande et des prix (étude Pretto). 

En cette rentrée 2021, l’indice de tension immobilière est de 11%, c’est à dire que le nombre d’acheteurs est supérieur de 11% au nombre de biens à vendre, c’est le même pourcentage qu’à Paris par exemple. Face à la pénurie de l’offre, on note également que les délais de vente sont très courts. Selon une étude menée par Pretto, un logement en bon état, qui bénéficie d’une bonne situation géographique et qui est présenté à un prix de vente conforme au marché, se vend en une seule journée.



Un indice de tension immobilière de 11%



L’indice de tension immobilière (ITI) permet d’analyser la tension du marché car il mesure le ratio entre le nombre d’acheteurs et le nombre de biens à vendre. Plus cet indice est élevé, plus le marché est tendu car le nombre d’acheteurs est bien supérieur à la demande. 

En septembre 2021, Nantes affiche un ITI de 11% (MeilleursAgents). Ce qui signifie que le nombre d’acheteurs est supérieur de 11% au nombre de biens à vendre. Le marché nantais reste donc un marché immobilier assez tendu. A titre de comparaison, l'ITI à Rennes s'élève actuellement à 8% et celui de Montpellier à 10%. 




4 046€ : prix au m2 moyen du quartier Dervallières-Zola à l’ouest de Nantes



Bien que les périphéries voient leur attractivité augmenter, la ville reste toujours aussi demandée. Il n’y a pas réellement de secteurs plus demandés que d’autres à Nantes. Tous les secteurs ont gagné en attractivité, y compris ceux qui étaient moins prisés il y a quelques années. Cependant, nous observons un fort attrait pour l'ouest nantais, car la côte atlantique n’est qu’à une heure en voiture. C’est donc le bon moyen pour les acquéreurs de profiter du dynamisme de la ville nantaise tout en se rapprochant de la côte atlantique. 

En effet, le prix au m2 moyen du quartier ouest Dervallières-Zola est de 4 046€. Il s’affiche donc comme l’un des quartiers les plus chers de Nantes notamment parmi le centre ville (4 328€/m2), le quartier Hauts pavés Saint-Félix (4 452€/m2) et Malakoff Saint-Donatien (4 110/m2) qui sont des quartiers historiquement très demandés. 



L’attractivité de Nantes a explosé depuis les confinements. La ville représente un bon compromis entre le dynamisme de la ville et la proximité avec la campagne et la côte pacifique. En effet, la ville répond à de nombreux critères d’aujourd’hui : prestations de qualité, économie d’énergies, espaces extérieurs, proximité des commerces, etc. En raison de cette attractivité, les prix ont fortement augmenté. Les quartiers ouest de Nantes attirent également car ils sont plus proches de la mer que les autres quartiers de la ville.