En quoi la situation des propriétaires et vendeurs immobiliers a-t-elle concrètement changée ces derniers mois ? Paralysé par la crise sanitaire, l’immobilier a longuement été ralenti pendant toute la durée du confinement avec un écroulement du volume de transactions immobilières de près de 80%. Pourtant, l’immobilier fait désormais face à une intense reprise d’activité depuis le 11 mai dernier. Cette reprise d’activité s’accompagne, de fait, de nombreuses conséquences pour les propriétaires et vendeurs immobiliers. Bien qu’il ne soit pas encore possible de prédire toutes les évolutions à long terme du secteur, on constate tout de même certains changements de cap. Hosman vous explique en détails ce qui a changé depuis la mi-mars pour les propriétaires et vendeurs immobiliers.

Les propriétaires changent de cap pour leurs projets immobiliers


Si les projets immobiliers ont, certes, repris plutôt rapidement après une longue période de ralentissement du secteur, de nombreux projets immobiliers ont néanmoins changé de cap : beaucoup de propriétaires ont vu évoluer leurs projets immobiliers au cours de ces derniers mois de confinement, qui se sont finalement révélés plutôt propices à la réflexion. Les envies comme les projets de vie des propriétaires ont évolué et de fait, les projets immobiliers ont eux aussi suivi le même cap. 

Au lendemain de la crise sanitaire, on observe de nouvelles tendances immobilières comme un attrait pour les biens disposant d’un extérieur dont balcon, terrasse ou jardin, mais aussi un attrait pour les travaux de rénovation ou encore les relocalisations à la campagne. 


Si les appartements ou maisons disposant d’un extérieur ont toujours été très prisés, ces biens ont aussi le pouvoir de faire grimper un prix de vente, un atout pour les propriétaires vendeurs qui peuvent désormais jouer de cette caractéristique afin vendre leur bien au meilleur prix. 

 
D’autres propriétaires ont profité du confinement pour faire un nettoyage de printemps ou encore effectuer des travaux de rénovation. Refaire une salle de bain vieillissante, repeindre son salon ou aménager un dressing, autant d’idées qui peuvent bénéficier à un projet de vente futur à court ou moyen terme. Enfin, d’autres propriétaires ont vu cette période de confinement comme un coup de pouce pour se décider à quitter les grandes métropoles pour partir s’installer à la campagne, un changement de cap qui a toujours plus ou moins existé mais qui a fortement été accentué par la crise sanitaire.


Doit-on envisager une baisse du pouvoir d’achat pour les propriétaires ?


Si la reprise fût intense ces dernières semaines sur le marché immobilier, une question subsiste pour les propriétaires quant à une potentielle baisse des prix. Pour le moment, on constate une reprise en partie liée à l’effet de saisonnalité du marché immobilier où l’on observe généralement une hausse du nombre de transactions immobilières à cette période de l’année. D’un autre côté, il y a un effet de report des projets immobiliers pour ceux qui n’auraient pas pu concrétiser leur projet à temps avant le confinement. Mais la crise a aussi amené une vague de rétractation de certains acquéreurs qui auraient subi des aléas financiers pendant le confinement. En somme, le marché reste mouvementé depuis le 11 mai dernier, avec une hausse prévisible du nombre de transactions immobilières, mais qu’en sera-t-il des prix de l’immobilier à l’avenir ? 

Aucune baisse significative de prix n’a été enregistrée dans les grandes agglomérations parisiennes au mois de mai malgré une forte hausse du nombre d’annonces, selon le baromètre Hosman des prix en temps réel. L’avenir reste cependant incertain quant aux répercussions de la crise sanitaire sur l’économie française. De fait, certains propriétaires craignent de réaliser une moins-value sur la vente de leur bien si les prix de l’immobilier venaient à chuter soudainement après plusieurs années de fièvre continue sur les prix au m2 à Paris.

Aujourd’hui, moins d’un tiers des propriétaires envisagent une baisse de leur pouvoir d’achat, selon une étude de l’Observatoire du Moral Immobilier et de SeLoger. Le moral persiste donc pour la plupart des propriétaires face à un avenir qui semble relativement instable. Rassurez-vous, aucun effet de panique à l’horizon pour le moment. Pour les projets de vente immobilière à court ou moyen terme, il est tout de même conseillé de veiller aux variations de prix, surtout dans les zones immobilières généralement tendues.


Une accélération de la digitalisation au service de la transparence pour les vendeurs immobiliers


Il est vrai que les crises, de quelque nature qu’elles soient, sont souvent génératrices d'opportunités pour les professionnels ou les particuliers sur un marché donné. Sur le marché de l’immobilier, la crise sanitaire liée au Covid-19 n’échappe donc pas à la règle. En effet, à la suite du confinement, on observe une accélération visible de la digitalisation des services. Le digital s’est largement démocratisé en réponse à l’incapacité des acteurs à se rencontrer physiquement pour ainsi faciliter les moyens de communications et rendre les transactions plus efficaces, en toute transparence. En effet, depuis la période de confinement, les idées reçues sur la technologie, ici dans le domaine de l’immobilier alors très peu disrupté, se sont envolées et le digital a conquis de nombreux français.

De nouveaux outils digitaux sont donc apparus afin de permettre aux propriétaires vendeurs et acquéreurs de réaliser sereinement leurs projets immobiliers. Parmi les dispositions prises pendant cette période de crise, on retrouve la visio-estimation immobilière, les visites virtuelles en 3D disponibles en ligne et également la signature électronique à distance. Les syndics de copropriété se renouvellent aussi grâce à la technologie, certains propriétaires peuvent donc désormais assister à leur réunion de copropriété en ligne et effectuer d’autres démarches via un logiciel. Autant de nouvelles solutions sont mises au service des propriétaires afin qu’ils puissent poursuivre leurs projets immobiliers en toute simplicité et efficacité.

Cependant, bien que ces nouvelles méthodes se soient plus largement diffusées, certains acteurs de la Proptech comme les néo-agences immobilières avaient déjà une longueur d’avance en terme d’innovation digitale dans le milieu de l’immobilier. Les néo-agences ont donc su répondre plus rapidement et efficacement aux besoins pendant la crise en mettant en avant leur savoir-faire technologique. Une avancée bénéfique à tout le monde afin d’apporter simplicité, efficacité et transparence aux transactions immobilières.