Si la crise sanitaire impacte fortement notre vie quotidienne, ses effets sur le marché immobiliers sont pour l'instant assez limité. Les prix de l'immobilier ont augmenté dans la plupart des villes en France et le volume de transactions immobilières reste très haut avec  1 130 000 ventes dans l'ancien sur 12 mois à fin mai 2021. 

En revanche, certaines villes profitent d'un boost d'attractivité qui fait augmenter considérablement le prix au m2. A contrario, d'autres villes comme Paris, souffrent d'un léger ralentissement ces derniers mois. Alors la crise du covid-19 a-t-elle véritablement modifié la valeur de votre bien immobilier ? 


Une variation de prix importantes dans certaines villes et pour certaines typologies de biens



Les villes où les prix au m2 augmentent fortement depuis le début de la crise sanitaire

Les longues périodes de confinement et de télétravail ont boosté l'attractivité des villes de taille moyenne. Avec un prix au m2 moins élevé que dans les grandes métropoles (Paris, Lyon, Bordeaux...) ces villes ont vu arrivé un nouveau flux d'acheteurs déterminés à acheter des biens plus spacieux ou jouissant d'un extérieur.  

C'est notamment le cas de ces villes qui ont ont vu leur prix augmenté de + de 5% en seulement un an : 
  • Rennes (+5,5%)
  • Ajaccio (+5,6%) 
  • Rouen (+ 5,4%)

Certains départements d'Ile-de-France connaissent également une très forte augmentation des prix des maisons avec une hausse annuelle comprise entre 4,5% et 5,5%. 


Baisse des prix à Paris ?

Paris semble faire figure d'exception depuis le début de la crise sanitaire. Si les prix déjà très hauts pratiqués dans la capitale ne se sont pas effondrés, ils accusent un léger ralentissement depuis quelques mois. Les biens dits avec défaut (rez-de-chaussée très bruyants, appartement familial situé au dernier étage sans ascenseur...) ne se vendent plus aussi rapidement qu'avant la crise et subissent des marges de négociations plus élevées. 

Néanmoins, contrairement à ce qui a été supposé, tous les acheteurs n'ont pas fuit la capitale. L'observatoire des prix de l'immobilier de MeilleursAgents note même une nouvelle hausse des prix de 0,3% entre le mois de juillet et le mois d'août. 


La re-valorisation des extérieurs

Le recours au télétravail et les longues périodes de confinement ont bouleversé les critères d'achat de nombreux français et cela se ressent dans l'augmentation par exemple, des prix des maisons :  +5,2% sur un an et sur la France entière. 
64% des acheteurs en recherche active étaient à la recherche d'une maison avant le premier confinement, ils étaient 81% après le premier confinement.