Après une crise sanitaire paralysante pour l’immobilier à certains moments, les ménages français n’ont pourtant pas renoncé à leurs projets immobiliers. En effet, la plupart des chiffres du marché sont à la hausse en cette année 2021. A l’approche des derniers mois de l’année, il est temps de faire un premier bilan sur les chiffres clés de cette année.  

+ 4,4 % sur les prix des logements



Les prix de l’ancien augmentent...


Certaines villes de l’hexagone ont été confrontées à une pénurie de logements neufs, ce qui a permis aux logements anciens de voir leurs prix augmenter. Notons cependant que cette augmentation du prix de l’immobilier ancien a légèrement ralenti au cours du deuxième semestre. Sur 1 an, le prix de l’immobilier, tout logement confondu, montre tout de même 4,4 % d’augmentation. 

… et les appartements ont de nouveau la cote 


Du côté des appartements, la tendance est à la hausse. Sur l’année, les prix des appartements progressent de 6,3 %. En revanche, sur le marché des maisons qui a fortement profité de l’envie des acheteurs d’avoir un extérieur et des espaces plus grands pendant la crise, la tendance est désormais à la baisse, avec un recul de 1 % sur la fin du premier semestre.

Une augmentation qui varie d’une ville à l’autre


Cependant, cette augmentation de 4,4% n’est qu’une moyenne globale de l’immobilier français. En Ile de France par exemple, les prix au m² ont augmenté en moyenne de 2,7%, de 7,8% pour Nantes et 2,7% également pour Bordeaux. D’autres villes, au contraire, ont vu leur prix baisser cette année, c’est le cas de Toulouse, dont le prix au m² a baissé en moyenne de 0,7% en 1 an ou encore Paris qui a vu ses prix chuter de 1,3% en 1 an.


1 130 000 transactions à fin mai 2021, un record !


Le volume de ventes de logements anciens sur les douze derniers mois atteint 1 130 000 transactions à fin mai 2021, un niveau record depuis 2000 selon LesEchos. Ce volume est d’autant plus remarquable car même s’il intègre le report des ventes non réalisées lors du premier confinement, il traduit avant tout le dynamisme du marché immobilier sur toute cette période.

La tendance soulignée le trimestre précédent se confirme encore : si le nombre de transactions augmente, c’est au profit d’une nouvelle typologie de biens et vers des zones géographiques qui s’éloignent des grandes villes. Certains biens qui répondaient alors à une demande essentiellement locale trouvent désormais preneur auprès d’un panel plus large d’utilisateurs. On observe ainsi des relocalisations, notamment vers des petites villes ou des villes moyennes. 

Pour 44 % des futurs acheteurs, le moment est venu d’acheter !


Selon une étude SeLoger, 44 % des porteurs d’un projet d’achat immobilier estiment que les circonstances se prêtent à l'acquisition d’un logement. À titre de comparaison, en février 2020, c’est-à-dire à peu de temps avant les périodes de confinement, les 3/4 (73 %) des futurs acheteurs pensaient que le moment était venu de concrétiser leurs projets. La crise sanitaire et les différents confinements ont donc fait reculer la demande de logement immobilier. Cependant, le marché reste toujours dynamique avec une tension élevée dans certaines villes ce qui influence les prix.  


Une marge de négociation de 3,8% du prix de vente


Le Baromètre LPI-SeLoger prouve qu’en France, tout logement confondu, la marge de négociation moyenne se limite à 3,8 % du prix de vente affiché d’un bien. Alors que cette marge était de 4% au premier semestre 2020, elle varie beaucoup suivant les régions et type de bien.  Sur le marché des maisons, cette marge atteint 4,3 % du prix de vente indiqué dans l’annonce. Enfin, le rabais le plus souvent constaté sur les prix affichés des appartements se limite à 3,3 %. 


C’est en Bretagne que les prix des appartements sont le moins négociés avec une marge qui ne dépasse pas 2 %. En cause, une pression de la demande qui reste élevée, explique le porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger. À l’inverse, la marge de négociation atteint 17,5 % du prix de vente affiché dans le Limousin.

Un taux d’intérêt à 1,05% : un record absolu


Le taux d’intérêt brut moyen toutes durées confondues des crédits immobiliers est de 1,05% selon l’Observatoire du financement Crédit Logement/CSA. Un record absolu à la baisse qui facilite les projets immobiliers des Français et soutient le marché. En septembre, pour un emprunt de 15 ans, le taux d’intérêt était de 0,87% contre 0,99% pour un emprunt sur 20 ans et 1,16% pour 25 ans.

Il est important de noter tout de même que les critères de prêt restent stricts et que tous les ménages n’ont pas accès au financement immobilier. L’apport personnel est indispensable, les comptes bancaires doivent être très bien tenus, la situation professionnelle stable, etc.