Hosman vous présente les trois grandes erreurs commises par certains vendeurs mal avertis et toutes les astuces pour les éviter. 

1. Mal estimer son prix de vente


Surestimer le prix de vente de son logement
Même si le prix au m2 a globalement augmenté dans certaines villes, comme à Paris où la moyenne s’élève désormais, à 10 000 euros du m2, fixer un prix de vente trop haut par rapport au prix du marché, peut avoir des répercussions lourdes sur votre vente à long terme.

En surestimant, le prix de votre bien,  vous risquez de réduire fortement le nombre d’acheteurs potentiels. Si votre appartement se situe dans une fourchette de prix trop haute, il n’apparaîtra pas dans les résultats d’annonces immobilières car les acheteurs fixent un budget maximal dans leurs recherches. L’annonce perdure ainsi sur les sites de diffusion, et les acheteurs interprètent cette situation comme celle d’un bien immobilier qui est difficile à vendre. Ils s’orientent vers d’autres biens similaires dont le prix est adapté au marché.

Estimer le prix de vente en fonction de votre prochain achat
C’est une erreur commune commise par de nombreux propriétaires. Elle ralentit leur projet immobilier car bien souvent, ils souhaitent acheter plus grand, donc plus cher et ils sur-estiment le prix de vente de leur ancien logement pour pouvoir acheter le nouveau. Cette surestimation engendre le risque de ne pas trouver d’acquéreurs mais également de surestimer sa capacité de financement pour son son futur achat.

Notre conseil
Un appartement dont le prix de vente correspond à une réalité de marché, se vend rapidement. Pour ne pas vous tromper dans l’estimation, nous vous conseillons de :
  • faire une première estimation de sa valeur immobilière en consultant les annonces des appartements en vente similaires au vôtre et situés dans votre quartier
  • regarder également les biens similaires qui se sont vendus dans votre quartier. Vous pouvez pour ce faire, consulter la base Patrim accessible depuis votre compte impôts.gouv 
  • demander une estimation gratuite à un expert de l’immobilier qui se déplacera chez vous pour prendre en compte toutes les caractéristiques de votre logement et affiner précisément sa valeur immobilière. 


2. Ne pas être transparent avec les acheteurs


Vendre son appartement ou vendre sa maison est un processus qui s’accompagne d’une forte charge émotionnelle pour les vendeurs. Mais cette charge émotionnelle est également présente chez les acheteurs qui réalisent une des transactions les plus importantes de leur vie. Avant un achat immobilier, les futurs acquéreurs doivent disposer de toutes les informations sur le bien et la copropriété. Ne pas être transparent avec les personnes qui visitent votre bien engendre le risque de faire échouer la vente au moment où l’acheteur sera informé par son notaire des éléments qui lui ont été cachés.

Notre conseil
En étant transparent avec votre expert immobilier qui s’occupe de vendre votre appartement et vos futurs acheteurs, vous instaurez un climat de confiance qui réduira les chances de voir la vente échouer. Pour ce faire, nous vous recommandons de: 
  • préparer avant le début des visites tous les documents que peut vous demander un acheteur et qui devront obligatoirement être remis au notaire : diagnostics immobiliers, procès-verbaux de l’assemblée générale de votre copropriété...
  • ne pas cacher les défauts éventuels de votre bien (travaux énergétiques à prévoir, présence d’humidité…) et les prendre en compte dans l’estimation du prix de vente et dans la négociation avec l’acheteur. 

     

3. Ne pas vérifier la solidité financière de vos acheteurs


Lorsque vous signez un compromis de vente avec un acheteur, la vente de votre logement est bloquée jusqu’à la levée des conditions suspensives, comme par exemple l’obtention de son prêt par l’acheteur. Un acheteur ayant un dossier de financement peu solide et pas réellement abouti, vous fera donc perdre du temps et d’éventuelles offres.

Notre conseil
Et tant que vendeur, vous pouvez étudier la solidité financière des acheteurs qui vous ont remis une offre en demandant par exemple :
  • une lettre de confort fournie par leur banque ou leur courtier qui atteste que l’établissement financier a connaissance de leur projet immobilier
  • si l’acheteur est vendeur, la preuve que les fonds ont été versés sur son compte bancaire ou bien l’état d’avancement de sa vente (signature du compromis réalisée ?


Éviter ces erreurs vous permettra de réaliser la vente de votre bien dans de bonnes conditions !